En 2019, les résultats record d’IPESUP se confirment avec, une fois de plus, 30 admissibles au concours externe de l’ENA, et cette année 2 admissibles au concours externe spécial « docteurs ».

30 admissibles au concours externe de l’ENA 2019 : 1/3 des admissibles ont suivi la Prép’ENA d’IPESUP

Avec une rigueur métronomique depuis 3 ans consécutivement, l’IPESUP accompagnera vers la réussite 30 admissibles au concours externe de l’ENA.

Ainsi en 2019, un tiers des admissibles en France au concours externe de l’ENA seront passés par les bancs d’IPESUP pour réussir leurs épreuves écrites.

Ces résultats solides et prometteurs prolongent des admissibilités qui progressent de 30 à 40% à l’EHESP ou à l’INET.

IPESUP s’affirme une nouvelle fois comme une préparation d’excellence pour réussir ce concours particulièrement sélectif de l’enseignement supérieur français, et plus généralement les concours administratifs les plus sélectifs de catégorie « A+ » (ENA, EHESP, INET et Banque de France).

Déjà 2 admissibles au nouveau concours des docteurs

Jusqu’à l’édition 2018, trois voies d’admission permettraient d’entrer à l’ENA :

  • le concours externe, ouvert à tous, mobilisant des épreuves écrites académiques
  • le concours interne, réservé aux agents administratifs, comportant des épreuves plus opérationnelles (synthèses de documents sur la base d’un dossier)
  • le « troisième concours« , destiné aux personnes disposant d’une solide expérience professionnelle

IPESUP, un temps d’avance

En 2019, l’ENA décidait d’ouvrir pour la première fois un « concours externe spécial » réservé aux docteurs. L’IPESUP créait rapidement une préparation sur-mesure (ena.france@mail.com) pour accompagner les docteurs vers la réussite à ce nouveau concours.

Le succès de cette préparation peut déjà être salué puisque l’IPESUP aura contribué à rendre 2 docteurs admissibles.

La réforme de la prep’ENA d’IPESUP : un véritable succès au service de nos étudiants

Depuis plus de 15 ans, la Prép’ENA d’IPESUP rassemble autour d’elle des candidats brillants, une équipe de professeurs remarquable et une direction pédagogique dévouée.

Retour sur la réforme de la Prép’ENA en 2018

La réforme de notre Prép’ENA, engagée dès début 2018 par Bertrand Leonard, avait permis de poursuivre l’œuvre des fondateurs Gérard Larguier et Patrick Noël en adaptant l’enseignement et la maquette pédagogique aux nouveaux besoins des élèves. 6 items marquaient l’évolution de la Prép’ENA :

  • une équipe pédagogique renouvelée et mixte avec 2/3 d’énarques et 1/3 d’académiques, sous la direction de professeurs remarquables
  • la mise en place d’un système de parrainage avec un parrain élève ou ancien élève de l’ENA pour chaque étudiant
  • la mise en ligne d’une nouvelle plateforme pédagogique digitale avec des ressources pédagogiques de très haut niveau, notamment des corrigés complets et des copies authentiques (de bonnes à très bonnes)
  • un nombre de galops proposés triplé
  • l’ouverture de deux modules, pour une meilleure répartition des galops sur l’année
  • des corrigés rapides et efficaces des sujets, en moins d’une semaine

Sous cette impulsion décisive, les résultats record d’IPESUP de 2016 et 2017 se confirmaient à l’automne 2018 avec 30 admissibles. 17 candidats furent finalement admis fin novembre, marquant un taux de transformation record entre l’admissibilité et l’admission (56 %, au-dessus de la moyenne nationale de 42 %).

Une édition 2019 particulièrement riche en contenus pédagogiques

Olivier NAFISSI, directeur de notre Prép’ENA, a enrichi l’offre de nouveaux outils, en particulier d’un suivi pédagogique très détaillé de chaque étudiant.

Près de 100 heures de cours et 80 heures de corrigé ont été dispensées par nos intervenants cet été. Pas moins de 19 000 pages ont été lues en l’espace de 11 semaines. Les copies corrigées ont été restituées en-deçà de 7 jours, de façon à être disponibles avant d’assister au cours du concepteur du sujet. Plusieurs rythmes de composition ont été pratiqués, galops à la suite en une semaine, ou différés sur deux semaines et demi, composés en présentiel aussi bien qu’à distance.

La Prép’ENA d’IPESUP a ainsi su maintenir excellence académique et pédagogique, tout en apportant à chaque étudiant une attention individualisée. Le numérique a été pensé comme un outil au service de la pédagogie et de nos élèves.

Des résultats encore plus remarquables pour nos élèves les plus assidus

Il est notable que nos élèves les plus sérieux et assidus, c’est-à-dire ayant assisté à tous les galops du dernier concours blanc, ont, pour 68 % d’entre eux été admissibles à l’ENA, représentant 21 admissibles sur les 30 admissibles de notre promotion 2019. Cela démontre s’il en était encore besoin l’utilité des cours et des galops jusqu’au « dernier jour » de la préparation.

Place désormais aux oraux !

Place désormais aux oraux, avec la même passion de bien former et la même détermination de guider vers la réussite !



  • IPESUP ENA 2019 : admissibilités record
  • Approche introductive

                 Le thème d’année 2019 proposé à notre réflexion est le désir ; et s’interroger sur le désir c’est donc le prendre en tant que tel pour objet de notre réflexion, c’est s’interroger exclusivement sur son concept, l’envisager en lui-même, pour lui-même, soit dégagé de tout objet en quelque sorte afin de ne traiter que le désir. En effet, ce thème ne nous interroge pas sur le désir « de », comme le désir de puissance ou de gloire par exemple, ni même les désirs, comme les désirs de richesses ou de plaisirs sexuels… Non, on ne nous questionne pas sur le désir de quelque chose en particulier ni sur les désirs mais bien sur le désir seul. Cependant, une pareille interrogation exclusivement centrée sur le désir, j‘insiste, interrogation vidée de tout objet, hors de tout contenu, est-elle seulement possible ? Et même a-t-elle encore un sens ? Peut-elle d’ailleurs seulement avoir un sens ?

    ALERTE PROBLEMATIQUE N°1 : OU SE POSE LA QUESTION DE LA POSSIBILITE MEME DE LA CONNAISSANCE DU DESIR s’interroger sur le désir seul est-il possible ? plus que sur le désir pris en lui-même ne faut-il pas s’interroger sur l’objet du désir ?

    1/ Première partie : « pas d’objet, pas de désir! »
    1/a. une première définition du désir 

                 C’est qu’une interrogation portant sur le désir considéré en lui- même court le risque d’être vide, parce qu’envisager le désir sans objet -et c’est une lapalissade- le rend par le fait même sans objet ! Mais si c’est le cas, alors le désir sans objet est vide, et désirer le vide ou rien, n’est-ce pas tout simplement ne pas désirer ? On désire apparemment toujours quelque chose, et la langue française exige même que soit systématiquement indiqué en complément l’objet de notre désir. Et c’est vrai que tout désir est incontestablement désir « de », désir d’être chez Sartre ou conjointement désir d’avoir et d’être chez Platon qui le souligne d’emblée dans l’ouvrage qui étudie le désir, le Banquet :

    « Ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour » PLATON, Le Banquet, 200e. 

    Saisie d’un manque dans l’ordre de l’être, conscience d’un manque dans l’ordre de l’avoir qui nous porte à désirer l’objet manquant, telle est la définition première du désir. C’est d’ailleurs ce que signifie son étymologie latine tirée du verbe « desiderare » terme dérivant lui-même du latin « siderius » signifiant étoile, terme appartenant au vocabulaire des oracles qui par ce vocable signifiaient l’absence d’une étoile dans le ciel, un manque donc, puis plus généralement ce verbe a signifié « regretter l’absence de quelque chose ». Etudier le désir en le détachant de tout objet a-t-il dès lors un sens ? Que pourrait bien signifier l’expression seule «regretter l’absence » ? Pire, ce serait avouons-le même absurde comme le souligne encore Platon dans Le Banquet en 203c :

    « car enfin nul ne désire les choses dont il ne se croit point dépourvu. »

    Pour désirer, il faut prendre conscience de la chose qui nous manque ! Par analogie, il semble que se lancer dans l’étude du désir sans objet revienne à étudier la vue sans évoquer un quelconque objet par elle vu : et quand on ne voit aucun objet, en fait, on ne voit rien. Que dire alors de pertinent sur la vue quand justement on ne voit rien ? Détacher la vue de ce qu’elle voit i.e. de ses objets permet-il une étude pertinente de ce phénomène qu’est la vue ? Surtout que, d’un strict point de vue chronologique on ne peut s’interroger sur la vue parce que nous avons d’abord vu des choses : l’aveugle n’interroge pas la vue parce qu’il ne peut s’en faire aucune idée. N’en va-t-il pas de même pour le désir, qui, sans objet, reste d’ailleurs virtuel, latent, comme endormi, inactif parce qu’inactivé, bref vide ? Et c’est vrai que si on ne manque de rien, alors on ne désire pas, car quand on ne désire aucun objet, on ne désire tout simplement pas. Sans objet, comme pour la vue, il n’est donc apparemment pas possible de l’observer semble-t-il, encore moins de le cerner, et même impossible de le faire naître.

                 L’usage commun du terme dans la langue française exige comme on l’a évoqué pour avoir du sens que celui-ci soit systématiquement accompagné d’un complément désignant l’objet désiré ainsi dire « je désire » ou « je ressens du désir » est une assertion sans sens qu’on nous demandera toujours de préciser, « d’objectiver ». En effet, en bonne logique on se doit de toujours désigner l’objet désiré pour que la phrase ait un sens en français, ne serait-ce que de façon vague comme le fait Baudelaire en baptisant un de ses petits poèmes en prose « le désir de peindre ». Même si Baudelaire semble au début parler de désir sans objet, il lui donne bien vite une destination :

    « Malheureux peut-être l’homme, mais heureux l’artiste que le désir déchire ! Je brûle de peindre celle qui m’est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. »

    Le désir désignant un élan vers un objet ou une personne est donc un terme nécessairement relatif à un objet, et qui apparemment ne prend sens et n’a de réalité que quand on lui attribue un objet, que quand on dit vers quoi ou vers qui nous porte cet élan, car parler d’un élan « vers » sans désigner vers quoi il s’élance demeure absurde ! Ne désirer aucun objet, revient à s’élancer vers le rien, le sans objet, alors, s’élance-t-on seulement ? Ainsi ce terme n’a de sens semble-t-il que s’il est relié à un objet, car un élan vers rien ou vers l’indéfini n’est plus un élan ! Maintenant reste à déterminer les rapports entre l’objet et le désir : est-ce l’objet qui cause le désir en l’éveillant ou bien est- ce le désir qui détermine l’objet à désirer ?



  • Nouvel article accessible dans Klubprépa sur le thème du "désir"